La Ciotat, berceau de la pétanque
Certes, le jeu de boules existe très certainement depuis la nuit des temps.
Une boule est faite pour rouler et on imagine mal que les enfants, pour qui le moindre objet est un jouet, n’aient pas eu l’idée d'utiliser la moindre pierre ronde pour s’amuser.
Ce qui est certain, c’est que nous devons l’invention du but (cochonnet) aux Romains. Héritiers du jeu de boules des Grecs, ils ont fait de ce dernier un jeu d’adresse consistant à envoyer les boules le plus près possible du but. Il ne restait plus qu’à en déterminer les règles et il faudra près de vingt siècles pour que les boules remontent le Rhône jusqu’à Lyon afin d’y trouver leurs législateurs impitoyables.
Au fil du temps, le jeu du cochonnet devint de plus en plus populaire. Tout comme la boule, il connu des transformations. Jusqu’au début du XXe siècle, les parties se disputaient sur une distance de 15 à 20 mètres, par équipe de trois : pointeur, milieu et tireur. Pour tirer le joueur devait exécuter trois sauts successifs avant de lâcher la boule : c’est le « jeu provençal » ou « longue », lui-même issu du « jeu à la lyonnaise ».
C’est en 1907, au cours d’une partie disputée à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), que Ernest Pitiot eu l'idée d'inventer une nouvelle forme de jeu, pour permettre à son ami Jules Lenoir de continuer à pratiquer les boules malgré ses rhumatismes.
L'appellation pétanque date de 1910, avec le premier concours officiel à La Ciotat. Le terme vient du provençal « Ped Tanco », c'est à dire « pieds tanqués », ancrés sur le sol, par opposition au « jeu provençal » où le joueur peut prendre de l'élan.
A ses débuts, la pétanque avait alors mauvaise réputation : c’était la détente et distraction des fainéants. Marcel Pagnol fit rire toute la France en lui consacrant l’un morceaux de bravoure de sa trilogie : le fameux passage où une partie de pétanque arrête le tramway.
Les Parisiens, en vacances « sur la côte », prirent peu à peu l’habitude de s’intéresser à ces véritables comédies provençales jouées sous les platanes des places des villages. Cela leur paraissait simple, amusant et facile. Ils s’y essayèrent : le ver était dans la pomme !
Soudain ce fut l’explosion, inattendue, formidable : en moins de cinq ans, toute la France, surprise, se retrouva la boule en main, de Dunkerque à Tamanrasset.
En une saison Paris fût investi, pris d’assaut, envahi : sur le moindre bout de terrain vague, on frappait au fer ! Cette vague sudiste inquiéta tellement le Préfet de Police Papon qu’il tenta de l’interdire : ce fut un tollé et il dut revenir sur sa décision.
En 1960, Ernest Pitiot, âgé de 81 ans, inaugure lui-même une plaque commémorative sur le terrain qui avait vu naître une nouvelle religion.
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Histoire du cinéma : "L'arrivée du train en gare de La Ciotat"
C’est en 1895 à La Ciotat que naît le cinématographe.
La première projection de l’arrivée du train en gare au cinéma l’Eden, en 1895, provoqua tant d’effroi, que les spectateurs s’enfuirent de la salle, persuadés que le train allait les écraser…
Plus tard, le metteur en scène Georges Franju qualifiera le court métrage de «premier film d’épouvante» réalisé !
À la mémoire de ces pionniers du 7e art, un monument a été érigé en août 1958 et l’allée menant à leur château a été baptisée de leur nom.
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